Une étude récente permet de mieux comprendre ce qui tracasse les dirigeants d’entreprises et quels sont les facteurs de fragilité psychologique à prendre en compte.
Un constat rassurant, mais…
Une étude menée auprès de 1 750 dirigeants de TPE-PME réalisée par des chercheurs de l'EM Lyon montre que le moral des entrepreneurs est plutôt bon. On parle ici des dirigeants d’entreprises de moins de 250 salariés.
Le constat pourrait s’arrêter là. Pourtant, la santé mentale des patrons reste un sujet tabou. L’étude révèle en effet deux chiffres clés. D’une part, un quart des dirigeants interrogés ont une santé mentale jugée non optimale. D’autre part, environ 6 à 7 % des dirigeants sont à risque fort de burn-out. L’enquête s’appuie sur les critères de l’OMS (Organisation mondiale de la Santé) pour évaluer les situations.
Quels facteurs psychologiques à prendre en compte ?
Les chefs d’entreprise, notamment de TPE-PME, sont en effet confrontés à plusieurs facteurs de fragilités tels que :
- Le risque d’isolement. Plus de 40 % des patrons dont la santé mentale n’est pas optimale disent se sentir isolés. Beaucoup ne se sentent pas soutenus, que ce soit par leurs collaborateurs ou leurs associés. Ils se sentent également démunis lorsqu’ils recherchent une personne à qui parler ;
- Un travail trop intense. La charge de travail est jugée trop importante par 26 % des dirigeants « à risque ». À noter que 21 % des dirigeants ne présentant pas de risque particulier se sentent également débordés ;
- Une mauvaise perception du stress. 40 % des sondés présentant un état mental fragile perçoivent le stress comme quelque chose de négatif. À l’inverse, les patrons qui se sentent bien dans leur peau ont plutôt tendance, pour 17 % d’entre eux, à percevoir le stress comme un élément positif ou motivant.
Bon à savoir
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Quels leviers pour débloquer des situations de fragilité ?
Pour aller plus loin et proposer des voies d’amélioration, l’enquête met en avant la nécessité d’un cadre clair et bien défini. Elle appelle à sortir d’un discours négatif sur les modes de management centralisé et formel.
Parmi les bonnes pratiques à mettre en place sans tarder pour permettre au dirigeant d’entreprise de mieux gérer son stress : des process bien établis, des rôles clairs pour chaque partie prenante, ainsi qu’une évaluation stricte et rigoureuse des performances.
Il est également primordial de mettre l’accent sur l’importance de la récupération et la nécessité de ménager des temps de respiration pour prendre du recul. L’occasion pour le dirigeant de se rappeler ce qui le motive vraiment à animer son projet entrepreneurial.



