À l’heure des bonnes résolutions, comment les chefs d’entreprise ou ceux qui voudraient se lancer appréhendent-ils ce début d’année ? Plusieurs études permettent d’y voir plus clair.
L’entrepreneuriat attire toujours, malgré des facteurs d’inquiétude
Un tiers des Français plaide en faveur de l’entrepreneuriat, selon l'Indice Entrepreneurial Français 2025 de Bpifrance Le Lab. Et trois Français sur six considèrent l’entrepreneuriat comme la carrière idéale.
Pourtant, le risque d’échec important (18 %) et l'instabilité financière (17 %) restent des craintes importantes chez les porteurs de projet. Même constat chez ceux qui se sont déjà lancés : d’après un baromètre de la CCI France, le niveau de l’indicateur d’optimisme n’a jamais été aussi bas depuis trois ans. En cause, notamment, l’incertitude sur le plan économique et politique, ainsi que la hausse des prix qui pourrait venir menacer la viabilité des entreprises.
Oui mais alors, qu’est-ce qui motive ceux qui acceptent de se lancer dans l’entrepreneuriat ? Il faut aller chercher la réponse du côté de l'Indice Entrepreneurial Français 2025. L’innovation, l’engagement environnemental, l’exploitation des outils digitaux ou encore l’opportunité de se positionner à l’international figurent parmi les principaux facteurs de motivation.
Des carrières plus hybrides
Autre tendance de l’entrepreneuriat : le développement de carrières plus hybrides, permettant de cumuler plusieurs statuts (étudiant-salarié, salarié-entrepreneur…). Le passage régulier du statut de salarié, vers celui de travailleur indépendant, avant pourquoi pas, de redevenir salarié, figure également au cœur des aspirations des jeunes qui arrivent sur le marché du travail.
Le développement de la franchise
Parce qu’il n’est pas toujours évident de donner vie à un projet imaginé et conceptualisé seul, de nombreux entrepreneurs se tournent aujourd’hui vers le modèle de la franchise. Plus de quatre entrepreneurs sur dix envisagent ainsi de se lancer dans cette voie selon une enquête récente. Il faut dire que la franchise comporte de nombreux avantages : elle permet de créer sa propre entreprise au sein d’un réseau plus important, donnant accès à des outils (comptabilité, gestion des stocks et des RH…), une méthodologie, une marque déjà bien établie et qui réalise souvent les investissements en publicité… Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 70 % des franchisés interrogés estiment avoir mieux résisté à la crise qu’un commerçant isolé, et 90 % des répondants recommandent la franchise pour de futurs entrepreneurs
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Un entrepreneuriat au féminin
Et si l’entrepreneuriat avait ses spécificités ? C’est du moins ce que suggère la seconde édition du Baromètre Entrepreneuriat des Femmes en France. On y apprend notamment que les femmes ont tendance à davantage choisir la reprise-transmission pour créer leur activité, et qu’elles sont 41 % à avoir des actions écoresponsables en cours (contre 33 % des hommes).
Cap sur la facturation électronique
La réforme de la facturation électronique, qui doit entrer en vigueur en septembre 2026, sous certaines modalités, n’est pas sans inquiéter, selon 70 % des dirigeants de très petites entreprises (TPE) d’après une étude menée avec Occurrence, du groupe Ifop. La formation aux nouveaux outils, ainsi que leur coût, figurent au cœur des préoccupations des patrons de TPE, qui estiment que la réforme pourrait leur coûter environ 600 euros par an (pour les freelances et les auto-entrepreneurs).
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