L’absence de lien hiérarchique n’élimine pas toutes les possibilités de tensions entre les membres d’une équipe associative. Alors, comment désamorcer les conflits naissants au sein d’une équipe de bénévoles ? Comment concilier la nécessité d’avoir un leadership et le respect de la parole de chacun ? Voici quelques pistes à tester au sein de votre organisation.
Ne pas laisser les sujets tabous s’installer et prendre de l’ampleur
Lorsqu’on choisit de rejoindre une association, c’est parce qu’on souhaite partager avec d’autres un intérêt commun, une sensibilité partagée à une thématique particulière… Des liens de solidarité et d’amitié peuvent ainsi se tisser au sein d’une équipe de bénévoles. Pourtant, cette communauté de vues ne signifie pas automatiquement absence totale de conflits.
Le conflit n’est ainsi pas inhabituel au sein d’une équipe associative. Il peut même être sain lorsque les oppositions permettent de faire émerger le débat, de créer un espace de discussion pour avancer et apporter des changements concrets et bénéfiques (introduction d’une nouvelle méthode de travail, abandon d’un partenariat au profit d’un autre…). Il ne faut ainsi pas repousser le débat lorsque celui-ci reste respectueux et constructif.
En revanche, mettre sous le tapis les questions qui fâchent afin de préserver la bonne entente au sein de l’équipe est vivement déconseillé. Il est d’ailleurs vivement recommandé d’éviter de laisser s’installer des sujets tabous. Les non-dits peuvent rapidement prendre de l’ampleur et empoisonner la vie de l’équipe de bénévoles.
Organiser le dialogue entre les membres d’une équipe
Dans ce contexte, il est essentiel de mettre en place des occasions pour se parler. Les temps de réunion ne doivent pas exclusivement être réservés à la gestion courante de l’association. Comme dans un couple, il convient de prendre soin de la relation entre les membres de l’équipe.
Si vous êtes à la tête d’un groupe de bénévoles, vous pouvez par exemple mettre en place un café mensuel au cours duquel chacun est invité à partager son ressenti. Vous pouvez également mettre en place une « boîte à émotions », une boîte mail qui permet à chacun d’adresser des messages, anonymes ou non. Cette dernière solution demeure cependant adaptée aux plus grosses structures et risque de moins bien fonctionner dans une petite association.
Prévenir les signes avant-coureurs de conflits
Le plus souvent, il est préférable de prévenir plutôt que de guérir. Plusieurs signaux peuvent venir vous alerter sur l’existence d’un conflit potentiel : l’évitement ; l’acceptation passive des consignes ; la compétition ; la défensive ou, au contraire, l’opposition permanente ; la mauvaise volonté ; le renoncement ou l’absence.
Pratiquer l’écoute active reste une des solutions les mieux adaptées pour faire face à ce type de situations. Si vous vous sentez impuissant en tant que dirigeant ou animateur d’association, n’hésitez pas à demander de l’aide à l’extérieur ou à vous former.




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